|
Lundi 7 février 2000, le web est en émoi. Les plus importants sites de la planété ne répondent plus. Le web connaissait les hackers, les virus. Les internautes découvrent le cyber attentat. Récapitulation des faits Lundi, de 10
heures 30 à 13 heures heure de Californie, Yahoo! essuie une attaque du
type "dénial off service" qui paralyse à 95 % son
fonctionnement. Mardi, c'est au tour du cyberlibraire Amazon.Com, des
cyberenchères eBay, du détaillant Buy.Com, et de la chaîne CNN et du
site MSN de faire l'objet d'attaques semblables. Puis, mercredi matin,
ce sont les services de courtage en ligne E*Trade et Datek et les sites
de l'éditeur des publications ZDN (Ziff-Davis). Dans le cas de
Ziff-Davis, c'est 70 % de ses publications
Mercredi après-midi,
l'Attorney General des États-Unis, Janet Reno, intervient et convoque
une conférence de presse. Elle déclare que le gouvernement américain
s'engage à prendre toutes les mesures visant à assurer la sécurité
de l'espace du commerce électronique : "Nous
savons très bien que non seulement la technologie a transformé la manière
de faire des affaires, mais aussi la manière d'agir des criminels."
Madame Reno annonce que le National Infrastructure Protection Center
(centre national de protection de l'infrastructure de l'information -
NIPC) prend la direction de l'enquête, et travaille de concert avec les
bureaux régionaux de la police fédérale américaine, le FBI, les
services techniques des entreprises victimes d'attaques, et les services
de renseignement américains. Fait très |
Comment ? Cette attaque a consisté à saturer la bande passante d'accès en lançant des loggin-bomb, des rafales de requêtes d'accès au site, qui ont la conséquence de rendre aléatoire, voire impossible l'accès aux différents serveurs attaqués. Ce n'est pas une première, des sites français ont déjà subit ce genre d'attaque d'ennemis plus proche de la concurrence que de hacker anti Net-économie. Pendant la guerre en Yougoslavie c'est la même méthode qui avait mis en carafe les sites de la Maison Blanche, de l'Onu ou encore de l'Otan. Cette attaque, pour la simplifier, peut être comparer en gros à une saturation de votre ligne téléphonique, comme si toute la France vous appeliez au même moment. Il faut savoir que pour Yahoo ou encore CNN, c'est plus d'un milliard de bits qui ont été envoyées d'un coup, de quoi calmer n'importe quel serveur. Cette méthode est aussi appelée mail bombing, envoie en masse de courrier mail pour saturer le serveur. Et pour saturer ça a du saturer, d'après CNN, c'est un peu plus de 10 000 serveurs qui auraient été utilisées. Une seule question : qui ? Le terme de pirates informatique, de hackers, a été beaucoup utilisé. Nous préférons définir le ou les auteurs de Trasher, car ici, le ou les coupables, n'ont eu qu'un seul but, détruire ou réduire au silence un certain temps leurs cibles. Nous avons reçu pas mal de courrier au sujet de ce mega. Hacker ? Bug ? Complot ? Voici n courrier qui nous a interpellé. Après tout pourquoi pas : The CIA just want the Congress to give up a vast amount of money for Internet police. - It seems that NSA and CIA have 800 mbit/s backbones - 800 mb/s sustained during several hours ... pretty good power ... do you really think some students may do that from libraries' PC's ? Really ? En gros, la CIA et le NSA font la tête. Le congrès US va redistribuer 2 milliards de dollars pour lancer la police informatique, de l'argent qui ne sera pas dans l'enveloppe des deux agences. Le mega spoof : Un moyen de faire rajouter une louche dans l'enveloppe ? Il est vrai que 800 mb/s balancé pendant plusieurs minutes, il n'y a pas beaucoup d'internautes qui puissent le faire. Prévisible ? Il semble bien que oui, le FBI en 1998 avait déjà tiré la sonnette d'alarme avec des attaques sur divers serveurs gouvernementaux. Les trashers avaient été retrouvés et arrêtés. Plus récemment, le Centre de Recherche de la sécurité de la défense américaine, avait mis en ligne une série de rapport sur les dangers du Ping off death et du denial service. On vous propose ici les 3 rapports émis par le CERT. dsit_workshop.pdf - Denial off service - Janvier 2000. |